CommunisteS 

   Lien d'échanges, de communications, édité par des militant(e)s du parti communiste français      

   

 

  

        Ce que nous sommes.....                                                                                                   Dernière mise à jour : 16/12/2018

 

 

Gilets jaunes : malgré un acte 5 difficile, un mouvement citoyen qui prend forme ?

Après l'annonce par le gouvernement d'une nette baisse du nombre de participants à l'acte 5 de la mobilisation des Gilets jaunes (66 000 dans toute la France, selon l'exécutif), certains commentateurs assurent aujourd'hui que le mouvement citoyen est sur le point de s’essouffler. Qu'en est-il ?

L'acte 5 et les obstacles d'une mobilisation

Si la participation à ce nouveau rassemblement des Gilets jaunes était indéniablement en baisse par rapport aux actes précédents, force est de constater que les éléments de dissuasion se sont multipliés ces dernières semaines.

Ainsi, les épisodes de violences en marge des précédentes mobilisations, qui ont pu décourager certains citoyens souhaitant manifester pacifiquement, ont également suscité la multiplication de mesures dites préventives, mises en place par la police.

De fait, le 8 décembre, lors de l'acte 4 des Gilets jaunes, 1 723 individus avaient été mis en garde à vue à travers la France. Ces interpellations avaient été accompagnées d'opérations de filtrage sur plusieurs axes routiers en direction de la capitale. A l'échelle nationale, certains coups de filets ont même été jugés excessifs, comme l'expliquait le 9 décembre Le Parisien, citant les propos de l'avocat Sahand Saber : «Les policiers ont [...] interpellé des profils qui ne correspondent en rien à celui des casseurs. Et cela [...] donne encore plus le sentiment [aux Gilets jaunes] qu’on veut les faire taire», estimait l'homme de loi alors qu'il commentait le déroulement de l'acte 4.

A Paris, des mesures strictes de restriction des transports en commun ont en outre été décidées. En vue de l'acte 5, la RATP avait annoncé la fermeture de 45 stations de métro et de RER. Quant aux stations ouvertes, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est félicité de la mise en place de «contrôles préventifs menés toute la journée dans les gares parisiennes».

Autre élément non négligeable survenu avant l'acte 5 : le très médiatisé appel à cesser le mouvement après l'attaque de Strasbourg du 11 décembre. En effet, au-delà du camp Macron, des personnalités politiques qui avaient jusqu'alors soutenu les Gilets jaunes, tout comme certains éditorialistes, ont évoqué la menace terroriste pour appeler à une interruption du mouvement citoyen.

Toulouse, Lille, Bordeaux, Marseille, Brest, Avignon... Des vagues jaunes bien présentes. Ces éléments n'ont néanmoins pas empêché plusieurs rassemblements en province de rencontrer un franc succès, malgré le froid hivernal.

Au-delà de l'évolution de la participation aux points officiels de ralliement desdits actes de la mobilisation des Gilets jaunes, l'action n'a cessé de se poursuivre localement, partout en France. Ainsi, se maintiennent depuis près d'un mois les fameux points de filtrage aux abords de nombreux ronds-points, péages ou encore centres commerciaux.

Et, contrairement à l'idée reçue selon laquelle le mouvement citoyen serait sur le point de s’essouffler, les exemples d'un soutien local de la population ne manquent pas….

Le mouvement a également fait naître une solidarité entre citoyens qui ne se seraient peut-être pas côtoyés naturellement dans un autre contexte. …

Par ailleurs, au-delà de cette fraternité entre citoyens, des esquisses de solidarité interprofessionnelle ont pu être constatées la semaine précédant l’acte 5 du mouvement citoyen. A l’image du blocage du dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer organisé par les dockers des Bouches-du-Rhône.

C'est d'ailleurs ces actions ciblées que le gouvernement semble désormais vouloir stopper. A l'issue de la manifestation du 15 décembre, Christophe Castaner a ainsi affirmé : «Les ronds-points doivent être libérés et la sécurité de tous redevenir la règle.»

Le «RIC», revendication majeure du mouvement

Enfin, du point de vue idéologique, le mouvement s'est développé depuis plusieurs semaines. … De fait, lors des derniers actes de la mobilisation citoyenne et de façon plus marquée lors de son dernier épisode, on a vu fleurir pancartes et banderoles revendiquant la mise en place d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC). Il prévoit de redonner voix au peuple dans le débat politique, «dans tous les domaines et à tous les niveaux territoriaux afin que les citoyens puissent avoir le dernier mot pour imposer leurs décisions», selon les termes d'une pétition relayée par des groupes de Gilets jaunes, qui regroupe plus de 60 000 signatures.

Réunis à Versailles, devant la salle historique du jeu de Paume, un des hauts lieux de la Révolution française de 1789, des Gilets jaunes l'ont d'ailleurs scellée dans leur serment, tel que l'avaient fait leurs aînés, 229 ans plus tôt : «Nous faisons le serment de ne pas nous séparer avant d'avoir obtenu la présentation devant le peuple français par référendum du référendum d'initiative citoyenne (RIC), du recul des privilèges d'Etat et de la baisse des prélèvements obligatoires

Les chiffres annoncés par le gouvernement, au sujet de la mobilisation de l'acte 5, tendent à démontrer l’affaiblissement des manifestations hebdomadaires des Gilets jaunes. Cependant, il serait prématuré de parler d'essoufflement du mouvement dans sa globalité : sur le terrain géographique où les actions locales se poursuivent jour et nuit, il semble se maintenir. Sur le plan idéologique, il évolue également, avec l'émergence d'une revendication commune d'ordre constitutionnel : le fameux RIC. Après un mois de mobilisation et cinq actes marquants, une question demeure : comment et sur quel terrain le mouvement des Gilets jaunes est-il amené à se développer ?

Fabien Rive

Discours de Macron : entre mesurettes et enfumage

Après près d’un mois de mobilisation des gilets jaunes, Emmanuel Macron s’est enfin décidé à parler. C’était lundi soir, devant plus de 20 millions de français qui attendaient ce que le chef de l’Etat avait à annoncer. Et comme moi ils ne furent pas satisfaits.

Car Emmanuel Macron n’a pas répondu aux attentes, non seulement des gilets jaunes, mais plus généralement des Français qui les soutiennent. Des mesurettes ont été annoncées et il a bafouillé quelques excuses, certes, mais ces propos apparaissent tellement décalés de la réalité de la situation. D’ailleurs les Français ne s’y trompent pas puisqu’au lendemain de sa prise de parole, 54% d’entres eux déclaraient vouloir la poursuite du mouvement des gilets jaunes.

Quatre mesures ont donc été annoncées :

la suppression de la hausse de la CSG pour les retraités touchant moins de 2 000€ par mois, dès le mois de janvier, pour l’année 2019. Une prétendue augmentation du SMIC de 100€.

Le retour des heures supplémentaires défiscalisées.

Une prime de fin d’année dans les entreprises.

D’aucuns pourrait penser que certaines revendications des gilets jaunes ont été entendues et que les plus démunis vont bénéficier de ces mesures. Or, à bien y regarder, on peut se rendre compte, très rapidement, de la supercherie.

Regardons la suppression de la hausse de la CSG pour les retraités d’abord. Une mesure qui n’aurait jamais dû être votée par ce gouvernement, mais surtout une annonce qui ne peut satisfaire tout le monde. Que se passera-t-il si un retraité (ou un couple de retraités) gagne 2 001€ ? Et surtout que se passera-t-il en 2020, puisque cette annulation ne vaut que pour l’année 2019 ?

Quand au retour des heures supplémentaires défiscalisés, une mesure qui était en place sous Sarkozy, elle peut conduire les employeurs à recourir aux heures supplémentaires plutôt que d’embaucher des travailleurs supplémentaires.

Mais sa plus grosse entourloupe vient sans doute de sa prétendue augmentation du SMIC qui n’en est pas une. Car, si Emmanuel Macron a bel et bien annoncé l’augmentation de 100€ par mois du SMIC, cela se fera de trois manières différentes. Premièrement il sera revalorisé à hauteur de 1,8%, soit une vingtaine d’euros. Deuxièmement une autre vingtaine d’euros découlera d’une baisse des charges sociales. Il reste donc 60€ à trouver. Cela se fera au moyen d’un coup de pouce à la prime d’activité, qui devait initialement être répartie sur les années du quinquennat en plusieurs tranches. En clair Emmanuel Macron ne fait donc que tenir une de ses promesses de campagne. Ce n’est donc pas le SMIC qui augmentent, puisque toutes les personnes payées au SMIC n’y auront pas le droit. Mais surtout le président de la République a bien insisté sur le fait que les employeurs n’auront pas à payer ce « coup de pouce ». Autrement dit c’est le peuple qui va encore devoir payer ce qui s’apparentait à première vue à un cadeau.

Et que dire, pour finir, de cette prime de fin d’année. Une prime qui sera versée au bon vouloir des patrons, donc qui, dans de nombreux, cas ne verra jamais le jour.

Certes il y a eu également des phrases contre l’évasion fiscale, ou sur le fait que les patrons français devaient payer leur impôts en France, admettant donc au passage que ce n’est pas le cas pour certains. Mais ces phrases restent vides de sens et ne s’accompagnent pas de mesure concrètes. Or c’était justement là, parmi ces grandes fortunes, ces privilégiés à qu’il fallait prendre l’argent. Ceux qui s’engraissent sur le dos de la majorité des gens et qui ne contribuent en rien à la solidarité envers les plus démunis. Il aurait été très simple à Emmanuel Macron de rétablir l’ISF – ce qui aurait permis de récupérer près de 3,5 milliards d’euros – mais même cela le président des riches a été incapable de le concéder.

C’est tout le résumé de ces 13 minutes d’interventions. Où les riches, les actionnaires, les grands patrons, les banquiers auront, comme toujours, été épargnés alors que c’est à eux de payer désormais. Dans le même temps, Emmanuel Macron n’a pas eu un seul mot pour les victimes de ces derniers jours, se contentant de dénoncer la violence, n’a pas eu un seul mot pour les lycéens et les étudiants qui se mobilisent pour leur avenir, ni pour les fonctionnaires, ni pour les chômeurs, ni pour les handicapés.

Bref, si ce discours marque effectivement un premier pas de recul, il ne constitue en rien une réponse convenable aux revendications à la fois des gilets jaunes mais plus globalement d’une large majorité de Français.

République sociale

Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, annonçait à la télévision des mesures censées augmenter le pouvoir d’achat des Français

sur fond de mobilisation des Gilets Jaunes, le Sénat votait... l'allègement de l'«exit tax».

Les sénateurs ont en effet voté à 19h, soit une heure avant la prise de parole publique du locataire de l'Elysée, l'allègement de l'exit tax, une mesure proposée par Emmanuel Macron en mai dernier.

L'exit tax visait à taxer à hauteur de 30% les plus-values réalisées par la vente d'actions par des Français domiciliés à l'étranger.

Cette dernière a été très largement assouplie par le Sénat : alors qu'elle était applicable pendant les 15 ans faisant suite au déménagement des ménages concernés, elle ne l'est désormais que pendant deux à cinq ans.

Le nouveau président mexicain réduit son salaire de 50% et quitte la résidence présidentielle

Alors que le chef d’Etat gagnait jusque-là un peu plus de 209 000 pesos mexicains par mois, Andres Manuel Lopez Obrador gagnera lui 108 000 pesos, équivalents à un peu plus de 4 700 euros par mois. Ce sera d'ailleurs le salaire maximum autorisé dans la fonction publique selon la nouvelle loi sur les rémunérations des fonctionnaires publiée le 3 décembre, deux jours après l'investiture du nouveau président socialiste.

Andrés Manuel Lopez Obrador, surnommé «Amlo», va vendre l'avion présidentiel comme il l'avait promis lors de sa campagne et compte emprunter les lignes aériennes commerciales pour ses déplacements. Il a en outre allégé sa garde rapprochée car il considère que «le peuple le protège».

En outre, la somptueuse résidence d'Etat appelée Los Pinos, que son prédécesseur Enrique Pena Nieto habitait encore, sera transformée en centre culturel à destination du public mexicain. En attendant, la demeure est d'ores et déjà ouverte au public qui peut la visiter. Quatorze fois plus grande que  la Maison Blanche, cette bâtisse pharaonique est située dans un vaste parc de 5,6 hectares.

Andrés Manuel Lopez Obrador, le premier président de gauche de l'histoire récente du Mexique, a officiellement pris ses fonctions le 1er décembre après avoir été élu le 1er juillet, promet de lutter contre la corruption, véritable fléau dans ce pays, en menant une transformation «profonde et radicale» du pays. «Cela peut paraître prétentieux, mais aujourd'hui commence non seulement un nouveau gouvernement, mais un nouveau régime politique», a-t-il déclaré devant le Congrès mexicain et des chefs d’Etat étrangers ou représentants diplomatiques réunis à Mexico pour son investiture.

«A partir de maintenant, une transformation pacifique et ordonnée mais profonde et radicale va être réalisée car nous allons en finir avec la corruption et l'impunité qui empêchent la renaissance du Mexique», a promis celui qui considère que «la politique économique néolibérale a été un désastre, une calamité pour le pays». Le nouveau président mexicain s'est engagé à gérer de façon rigoureuse les finances publiques, afin de lancer divers programmes sociaux et une augmentation du salaire minimum.

Une investiture chargée en symboles

Le 1er décembre, «Amlo» a été intronisé par un représentant des peuples indigènes mexicains qui lui a remis un bâton de commandement lors d'un rituel de purification au milieu des effluves d'encens et de plantes traditionnelles – une première pour un chef d'Etat mexicain. «Je réaffirme mon engagement à ne pas mentir, ne pas voler ni trahir le peuple mexicain», a lancé solennellement Amlo à la foule, en tenant à la main le fameux bâton. 

La cérémonie a eu lieu au milieu d'une foule impressionnante sur la place centrale du Zocalo, où est situé le Palais national. «Amlo» compte y installer ses nouveaux bureaux.

De nombreux présidents d'Amérique latine, le roi d'Espagne Felipe VI, le vice-président américain Mike Pence et Ivanka Trump, la fille du président américain, étaient notamment présents. Le président vénézuélien Nicolas Maduro est arrivé pour le déjeuner qui suivait la cérémonie.

Après son investiture, le nouveau président a rejoint le Palais national à bord de son habituelle Volkswagen Jetta blanche, encadré par une sécurité limitée.

Meriem Laribi

La violence selon Jean Jaurès

Violence du peuple
Ah ! les conditions de la lutte sont terriblement difficiles pour les ouvriers ! La violence, pour eux, c’est chose visible […] Oui, la violence c’est une chose grossière, palpable, saisissable chez les ouvriers : un geste de menace, il est vu, il est retenu. Une démarche d’intimidation est saisie, constatée, traînée devant les juges.

Violences des riches
Ah ! Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huit clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclat de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers … ».

Violence policière
« Ce que les classes dirigeantes entendent par le maintien de l’ordre, ce qu’elles entendent par la répression de la violence, c’est la répression de tous les écarts, de tous les excès de la force ouvrière ; c’est aussi, sous prétexte d’en réprimer les écarts, de réprimer la force ouvrière elle-même et laisser le champ libre à la seule violence patronale. [...].

Violence d’Etat
De même que l’acte de la violence ouvrière est brutal, il est facile au juge, avec quelques témoins, de le constater, de la frapper, de le punir ; et voilà pourquoi tout la période des grèves s’accompagne automatiquement de condamnations multipliées. » (Jean Jaurès, 9 juin 1906, discours à la Chambre des députés).

Publications

Presse Nouvelle sept 2018

CommunisteS n°31

Galeano, autres livres, extraits.

Oulianov

Images

Affiches du collectif

Archives

Suite...

 Communistes

Faucille et Marteau (26/11)

Mort des Partis (5/11)

Suite...

International

USA (22/11)

Brésil (19/11)

Suite...

Actualité sociale

Suite...

Liens

Faire Vivre le PCF

PCF

Rouge Midi

La Polex

Communiste du Rhône

Réveil Communiste

Communistes d'Arcachon


 

 Pour nous contacter : collectif.pcf17@wanadoo.fr