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        Ce que nous sommes.....                                                                                                   Dernière mise à jour : 21/03/2017

 

 

GRÈVE d’ouvriers du MÉTRO parisien : « on est traités comme des esclaves »

Cela ne se passe pas en Chine ou en Arabie Saoudite, mais bien dans un chantier du métro de Paris, la capitale de la « patrie des Droits de l’Homme ». Du 23 au 27 janvier dernier, 32 ouvriers ont fait grève pour réclamer le paiement de leurs salaires, un contrat de travail et, pour certains, des papiers. Ces ouvriers exténués, qui travaillent « au noir », n’ont pas été payés depuis 2 à 8 mois. Ils avaient déjà fait grève en novembre et en décembre 2016.

Alors que de nombreuses luttes semblables restent enterrées dans les profondeurs du métro, celle-ci a pu sortir de la station Châtelet-les-Halles grâce à l’intervention de la CGT. Sollicité par les ouvriers, le syndicat a permis de mettre en lumière les conditions de travail déplorables imposées par l’entreprise FH Service, sous-traitant de Sogea TPI, elle-même filiale du groupe Vinci.

Amiante

Ces ouvriers travaillent de 22 h à 5 h du matin, sans pause. Les poussières toxiques, dont celles d’amiante, sont omniprésentes sur le chantier. Mais les ouvriers n’ont au mieux qu’un mini-masque – et souvent aucune protection. Dursun, ouvrier gréviste, est exaspéré : « On aimerait bien que quelqu’un vienne vérifier tout ça. On est traités comme des esclaves !»Plusieurs accidents ont eu lieu, mais ils ont été déclarés par le patron comme des « accidents domestiques ».

Hypocrisie

Parmi la trentaine de grévistes, il y a cinq travailleurs sans-papiers, dont un demandeur d’asile sans autorisation de travail.« On demande la régularisation de ces cinq travailleursCette situation est intolérable », s’indigne un syndicaliste de la CGT. Au passage, on voit bien ici l’hypocrisie du patronat concernant l’immigration. Il la critique pour nourrir les idées racistes – mais, derrière, il en tire un maximum de profits. Dans un communiqué, la CGT exige la fin de cette barbarie :« Sogea TPI, filiale de Vinci, 1er groupe du BTP du CAC 40, doit régler l’ensemble des salaires des travailleurs de FH Service. Et la RATP, maître d’ouvrage, doit appuyer les demandes de ses salariés ».

Vinci a vu son bénéfice net augmenter de 22,5 % en 2016, soit 2,5 milliards d’euros. Il semble donc qu’elle a les moyens de payer ces travailleurs !

Cette grève n’est que la partie émergée de l’iceberg. On recense près d’une centaine de travailleurs dans une situation similaire sur plusieurs des 250 000 chantiers annuels gérés par des filiales du groupe Vinci. Comme le souligne Christian Renard, délégué CGT à Vinci : « Cette grève, c’est l’occasion de mettre un coup d’arrêt à ces pratiques (…) récurrentes sur des chantiers où opèrent des sous-traitants en cascade ».

Les travaux du Grand Paris seront pharaoniques. Le patronat aura besoin d’un maximum de main-d’œuvre, la moins chère possible. Il ne fait aucun doute que le recours aux sans-papiers et demandeurs d’asile sera monnaie courante.

Une première victoire

La grande majorité des grévistes vient de Turquie, certains d’Europe de l’Est. C’est dans la lutte que les travailleurs s’unissent et prennent conscience de leur force, comme nous l’explique l’un d’entre eux :« Nous sommes turcs, kurdes : ici cela n’a pas d’importance. Ce qui nous mobilise, c’est que nous n’avons pas de contrat de travail, pas de fiche de paye et pas de salaire depuis plusieurs mois ».

La lutte avance : après 5 jours de grève encadrée par la CGT, l’entreprise FH Service s’engage à payer les salaires de décembre et janvier. Vinci embauchera 21 des ouvriers en CDD pour la durée du chantier. Quant aux cinq ouvriers sans-papiers, une filiale de Vinci les recrutera en CDI et leur situation sera régularisée.

Mais toucheront-ils les 6 mois d’arriérés de salaires, pour certains, de l’année 2016 ? Le patron versera-t-il les arriérés de cotisations sociales qu’il doit à l’URSSAF ? Rien n’est moins sûr. « La grève a payé, mais le combat n’est pas terminé et à tout moment, la grève pourrait reprendre », a prévenu le syndicaliste Christian Renard.

El Diablo.

Colombie : La sécurité des leaders sociaux est menacée.

De nombreuses organisations humanitaires de Colombie ont exprimé leur préoccupation pour les multiples assassinats, agressions et menaces dont sont victimes les dirigeants sociaux et communautaires dans ce pays sud-américain. Elles ont appelé les autorités à reconnaître cette situation et à prendre des mesures pour y remédier.

Un rapport élaboré par l'ONG Nous sommes défenseurs, indique qu'en 2016 les assassinats de leaders sociaux ont augmenté de 27% par rapport à la même période de l'année 2015.80 homicides d'activistes environnementaux, de dirigeants paysans ou syndicaux ou des militants pour les droits humains ont été perpétrés l'année dernière. Toujours selon ce rapport, le nombre d'attentats faillis s'est élevé à 49.La plupart de ces morts ont eu lieu dans des zones où il y a une forte présence des militaires ou de policiers. L'ONG souligne dans son rapport qu'on en déduit, de cet état de choses, que ces effectifs ne sont pas là pour protéger la population mais pour d'autres intérêts spécifiques.

Malgré la grande quantité de morts, le Parquet de la Colombie n'a procédé qu'à quelques arrestations et jusqu'à présent aucune personne n'a été sanctionnée pour ces délits, ce qui fait craindre, qu'à la fin, ces crimes vont rester impunis.

L'augmentation des assassinats a coïncidé avec des moments clefs du processus de paix entre le gouvernement et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple. Il pourrait être une réaction des groupes paramilitaires et du crime organisé pour boycotter ces accords mettant fin au conflit armé.

L'Observatoire de la Sécurité Humaine de Medellin a exprimé son indignation pour cette chaîne de crimes et il a déploré l'attitude de certains fonctionnaires du gouvernement qui insistent pour attribuer les assassinats à des “inconnus” au lieu d'admettre que les paramilitaires continuent d'agir en territoire colombien.

L'Organisation a assuré que l'on ne peut pas cacher la persistance de ces crimes. Le 3 mars, le Défenseur du Peuple a émis une alerte dans laquelle il signale qu'entre le 1er janvier 2016 et le 20 février 2017, au moins 120 homicides ont été enregistrés, 33 attentats et 27 agressions. De son côté, le groupe Cumbre Agraria, Étnica y Popular, Sommet Agraire, ethnique et populaire, a protesté face au manque de garanties pour la vie. Il souligne que le gouvernement manque à son devoir de protéger la population.

Plusieurs activistes se sont accordés à signaler que l'ombre du massacre commis contre les dirigeants et les militants du parti Union Patriotique, surgit en 1984 suite à une négociation entre les FARC-AP et le gouvernement de Belisario Betancourt perdure sur le pays. Deux candidats à la présidence, 21 parlementaires, 70 conseillers, 11 maires et entre 3 500 et 5 000 membres, ont été assassinés par une alliance à laquelle appartenaient des politiques de droite, des membres de la Sécurité de l'état, des narcotrafiquants et des paramilitaires. Il s'agit de l'un des faits les plus honteux survenus en Colombie.

La préoccupation des organisations indiennes, paysannes, ouvrières et communautaires est donc raisonnable suite à la vague d'assassinats des derniers temps et surtout de l'indifférence du gouvernement face à ce qui est un clair obstacle pour la construction de la paix.

Francisco Rodríguez AranegaSource :   http://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/124084-colombie-la-securite-des-leaders-sociaux-est-menacee

Maduro a marqué des points face à une opposition agressive et majoritaire au parlement.

 

Quatre ans après la disparition de Chavez, le Venezuela est orphelin de Chavez. Lapalissade ? Non, absence abyssale. 

Une majorité de Vénézuéliens désapprouve la politique économique du gouvernement (en a-t-il une ?) et ses conséquences pour la vie quotidienne, surtout des classes populaires.

L’inflation galope à des taux inouïs, le prix très excessif des produits y compris de première nécessité, et la pénurie organisée par les classes dominantes, obligent à spéculer, à recourir au marché noir (« el bachaqueo »), font de la vie de tous les jours une galère pour s’approvisionner ; des queues interminables, de la colère qui gronde... Cette fuite en avant de/dans l’inflation, de la hausse des prix, provoque de fortes tensions sociales. Le gouvernement a décidé désormais de ne plus subventionner les produits mais les personnes (augmentations des salaires...)

 La gauche du chavisme, du parti PSUV (une énorme auberge espagnole) envisage de possibles explosions sociales. Elle exige des mesures efficaces, l’approfondissement du processus révolutionnaire « en panne », une plus grande politisation, la relance de l’impulsion populaire, la prise en compte des revendications des bases chavistes dont « l’appareil » se méfie... Des militants anticapitalistes ont été mis sur la touche... La « guerre économique » ravage le pays. Face à l’offensive déstabilisatrice de l’oligarchie et des anti-chavistes, les bases chavistes critiquent « l’immobilisme » du président et du gouvernement, qui n’auraient pas rompu avec le capitalisme encore hégémonique.

 Vu de loin, (et attention aux filtres de la désinformation permanente !) le président Maduro paraît faire du surplace, mais si l’on y regarde de près, il a marqué des points dans le permanent et terrible bras de fer avec une opposition disparate mais prête à tout , agressive, majoritaire au parlement depuis décembre 2015. L’opposition n’a pas respecté les délais pour convoquer un référendum révocatoire (article 27 de la constitution) ; à finasser, à faire du chantage, elle a finalement perdu... Le président Maduro continue, prolonge, les « missions », les programmes sociaux du chavisme, construit des dizaines de milliers de logements populaires (359 000 en 2016), consacre 71,4% du budget national aux investissements sociaux. 90% des personnes en âge d’en jouir perçoivent une pension de retraite (19% seulement avant la révolution). Le Venezuela comptait 65% de pauvres en 1999. Le taux a diminué de plus de la moitié... Mais tout cela ne suffit pas pour éteindre une crise pas seulement économique, pour permettre à la population de « consommer » normalement. Le chavisme a beaucoup apporté au peuple mais n’a pas produit toutes les « valeurs nouvelles », culturelles, humaines, attendues.

 Le président Maduro a invité l’opposition au dialogue : c’est elle qui l’a « gelé ». Elle compte sur les élections des gouverneurs et des maires, programmées cette année, pour marquer de nouveaux points. Par une infatigable activité internationale, large, et grâce à l’accord OPEP de novembre 2016, le prix du pétrole est passé de 24 dollars le baril en janvier 2016 à 45 dollars fin décembre 2016. Une bouffée d’oxygène pour le pays... Avec la présidence Trump, les tensions bilatérales se sont déjà accrues et s’est ouverte une période de grande inquiétude et instabilité.

 Le nouveau vice-président chaviste, Tarek El Assani, a essuyé une intense et très classique campagne d’accusations, notamment de « trafic de drogue ». Habituel « lavage de cerveaux en liberté », mensonges repris par les médias occidentaux, et « ça marche »...

 Dans cette situation dangereuse, explosive, le président Maduro a choisi, avec sang-froid, de préserver la paix, d’éviter que le sang ne coule, de gérer dans l’urgence, dans l’attente des élections générales de décembre 2018.

 Jean ORTIZ

Un Etat ou deux Etats en PALESTINE ? Quelles sont les conditions de la paix ?

En 1988 à Alger, la direction de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) a reconnu l’Etat d’Israël dans ses frontières d’avant 1967 et a limité ses revendications à un Etat palestinien sur 22% de la Palestine historique (Gaza, Jérusalem Est et Cisjordanie). Avant d’examiner les circonstances historiques qui ont mené à cette concession majeure et ce qui s’en est suivi, il convient de faire une constatation facile : près de 20 ans après les accords d’Oslo, conséquences de la décision d’Alger, l’occupant a détruit dans les faits toute possibilité d’établir un Etat palestinien qui soit autre chose que la juxtaposition de bantoustans isolés et non-viables

Vers une CRISE de régime après les législatives ?

Petite remarque anticipant sur les législatives

Le quinquennat voulu en son temps par Chirac, Giscard et Jospin a été assorti d’un calendrier visant à faire découler les législatives des présidentielles. Mais à présent, malgré les incertitudes il y a une certitude : celle de l’instabilité, qui va s’exprimer par le retournement de cette disposition présidentialiste en son contraire, et la crise de régime.

La question de la constituante n’est pas une abstraction pour programme chantant, mais pourrait être la réalité vivante des prochains mois : ce n’est pas la pseudo constituante octroyée du programme de Mélenchon, qui serait autorisée par un référendum présidentiel (à supposer que le conseil constitutionnel valide celui-ci !!!) et contrainte par celui-ci, en partie tirée au sort, excluant les anciens élus, etc.

Explications

Si le président élu est Macron, il n’a pas de « parti du président » : l’opération Macron sera prolongée de la transformation de « En marche » en une tel parti à partir des transfuges du PS, de LR et de l’UDI sous le logo du « renouveau »(sic). Ce ne sera pas évident du tout pour lui et la question sera posée de l’unité contre lui des candidatures défendant les droits sociaux, les services publics, la démocratie, l’abrogation de la loi El Khomri, pour défaire cette opération. Et de battre le président élu, tout de suite.

Si c’est Fillon, il a un parti qui avait commencé à lui échapper et qu’il a repris par un petit coup d’État. Les casseroles tinteront plus fort que jamais et la question se posera de le défaire immédiatement. Et de battre le président élu, tout de suite.

Si c’est Le Pen, même chose à la puissance 10. La question se posera non seulement de priver la présidente d’une représentation parlementaire, mais de tout parlementaire. Et donc de battre la présidente élue, tout de suite.

Si c’est Hamon, il ne pourra compter a priori que sur un secteur du PS, le reste l’ayant lâché, et le PS en pleine implosion ne sera pas le « parti du président ». Il n’aura pas à proprement parler de « parti du président », mais la question se posera d’imposer une majorité parlementaire qui ne découle pas du président, mais de la volonté sociale d’en bas. Et de battre le président élu, tout de suite, en ce sens que son mandat devra découler des élections législatives : changement de régime, et le rôle constituant de cette majorité à construire si elle l’emporte devra s’imposer.

Si c’est Mélenchon, la « France insoumise » tentera de s’imposer comme « parti du président » façon V° République en éradiquant les restes du PS (partagés avec Macron) et du PCF, lesquels résisteront, et en s’ouvrant à droite au nom de la « France ». A la base se posera la question d’une majorité pour un changement social effectif, radical et démocratique, ce qui passera par la pluralité des courants du mouvement ouvrier, pas par la soumission insoumise. Donc là encore il s’agira de battre le président élu, tout de suite, en imposant la logique démocratique sans attendre une quelconque constituante octroyée et tirée au sort dans un avenir incertain.

La division des candidatures Hamon et Mélenchon compromet la réalisation de l’un ou de l’autre des deux dernier cas de figure de cette liste.

La compétition entre les deux premiers (Macron et Fillon) ouvre grand les brèches qui rendent le troisième (Le Pen) tout à fait possible.

Mais tous les cas de figure aussi disparates soient-ils ont un point commun : ils ne résoudront rien et aggraveront la crise de régime. Une véritable constituante élue ne peut surgir que de la mobilisation démocratique réelle, brisant l’armature bonapartiste et préfectorale de l’État, ouvrant, par le pouvoir souverain de l’assemblée, la voie à une République démocratique, laïque et sociale. Pour les législatives de juin, cette question va se poser.

EL diablo.

 

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