CommunisteS 

   Lien d'échanges, de communications, édité par des militant(e)s du parti communiste français      

   

 

  

        Ce que nous sommes.....                                                                                                   Dernière mise à jour : 17/04/2018

 

 

A propos de Mélenchon et des échanges qu’il provoque.

Personnellement je ne ferai pas chorus contre Mélenchon, ce n’est pas le problème, ni la question. Je laisse cela aux communistes qui pensent qu'avoir l'esprit de parti c'est défendre envers et contre tous le soldat Ryan (Pierre Laurent). Après tout c'est quand même lui qui a été l'adoubé. Cela ne sert à rien de pleurnicher, il ne fallait pas le mettre sur un piédestal. Pour moi être communiste c’est d’abord être un rebelle, y compris à l’égard de soi-même. Ce qui ne va pas sans le risque de se tromper, mais je préfère cela au suivisme dévastateur.

Pour ce qui est des questions internationales Mélenchon est infiniment (et c'est un euphémisme) plus cultivé, plus cohérent que les dirigeants du « PCF », dirigeants qui nous ont produit un communiqué sur la Syrie qui est un véritable acte de soumission à la doxa occidentale. Heureusement rattrapé par la digne déclaration des députés communistes qui sauvent l’honneur.

Mais là s’arrête, pour moi, ma « proximité » avec Mélenchon. Il n'y a pas, il ne saurait y avoir de démocratie qui ne soit pas totalement souveraine. Un pays qui ne maitrise pas sa création monétaire n'est, de fait, plus un pays souverain. Et devient donc un pays où la démocratie est un mot vide de sens ET là JLM me laisse totalement sur ma faim.

Il rend de fait, TOUTES ses propositions totalement démagogiques puisqu’inapplicables faute d'être un état souverain dans une nation souveraine.

En un mot il n'y a pas de démocratie sans souveraineté, c'est à dire sans notre capacité à décider ICI et maintenant ce qui nous convient ou pas.

C'est même la condition première pour développer des coopérations mutuellement avantageuses. Aucune coopération n'est possible sans souveraineté. On ne pourra pas ne pas réfléchir, pour nous doter de nouveaux instruments de régulation des échanges. Naviguer dans un océan en tempête tout hublot ouvert ne peut que nous conduire au naufrage. Quand on met en concurrence, à un tel niveau de violence, les hommes entre eux, les uns contre les autres, Ils finissent toujours par se foutre sur la gueule. La guerre est au bout du chemin.

Ces remarques valent tout autant sinon plus pour la stratégie que porte l’exécutif du PCF. NON deux fois NON, les attaques de la direction du PCF contre Mélenchon n'ont qu’un objectif pour ceux qui les utilisent : se défausser de leurs propres carences et renoncements. C'est trop facile de dire c'est la faute à l'autre, comme des gamins de maternelle. Comme un viatique pour échapper à ses propres responsabilités, au devoir de rendre des comptes, de produire un bilan dénué de concession.

Ce n'est pas Mélenchon qui porte en responsabilité une stratégie qui depuis le congrès de Martigues produit des échecs à répétition. La direction, enfermée dans son autisme, contre tout principe de réalité, poursuit dans une stratégie à l'italienne qui ne peut que nous conduire à la fosse commune, si les communistes n'entrent pas en rébellion en renonçant à sauver le soldat Ryan. Arrêtons de tailler des costars à Mélenchon, soyons avec le monde du travail dans les luttes, auprès d'eux, avec eux et portons des propositions qui sortent du cosmétique, du genre nous avons des propositions, sans jamais les décliner.
Défendons la Paix menacée par le triumvirat des irresponsables, les Etats-Unis et ses vassaux G.B et France, retrouvons notre place aux côtés des autres partis communistes.

Sortons du marigot social-démocrate dans lequel nous sommes embourbés, englués. Si nous voulons doubler JLM, doublons-le par la gauche, par la droite nous n'avons aucune chance.

Bernard Trannoy

Frappes en Syrie. Macron = Trump !

Ils ont menti en Irak, ils mentent en Syrie !

NOUS DISONS NON A LA GUERRE

SORTONS DE L'OTAN

16 millions d'euros pour les 12 missiles tirés par la France.  16,23 millions d'euros, sans compter les autres coûts de l'opération, notamment la mobilisation des avions de chasse et des navires.

Selon l’Institut suisse pour la protection des armes nucléaires, biologiques et chimiques (Schweizerisches Institut für ABC-Schutz), le poison prélevé à Salisbury par les enquêteurs de l’OIAC, dans l’« affaire Skripal », est du « BZ ».

L’appellation « Novichok » désigne un programme de recherche soviétique et non pas une substance issue de ce programme.

Le « BZ » est un innervant de l’Otan, agissant dans les 30 à 60 minutes et pour une durée de 2 à 4 jours. L’URSS, puis la Russie, n’ont jamais travaillé sur ce type de substance.

L’Institut suisse pour la protection des armes nucléaires, biologiques et chimiques est une référence mondiale en la matière. Il a procédé à cette analyse à la demande de l’OIAC.

Vers la privatisation : L’Assemblée Nationale acte le changement de statut de la SNCF.

Tandis que la grève des cheminots se répand et menace de se radicaliser la semaine prochaine, l’Assemblée nationale a voté la réorganisation de la SNCF en société nationale « à capitaux publics ». Cette réforme du statut juridique, comme la casse du statut des cheminots, n’est que le préalable à l’ouverture à la concurrence du secteur et donc au début d’un processus de privatisation du système ferroviaire.

Le lundi 9 avril, malgré l’opposition de la LFI (La France Insoumise) et du PC (Parti Communiste), l’Assemblée Nationale a approuvé à une large majorité le principe d’une nouvelle organisation de la SNCF en société nationale « à capitaux publics ».

Avec 74 voix contre 20, le gouvernement en effet a fait adopter un amendement qui prévoit qu’à compter du 1er janvier 2020, « la société nationale à capitaux publics SNCF et ses filiales constituent un groupe public unifié qui remplit des missions de service public ». Ce nouveau groupe sera soumis « aux dispositions du code de commerce relatives aux sociétés anonymes » et aura un capital « intégralement détenu par l’État ».

Lors des discussions et face aux attaques de l’opposition, les syndicats et les cheminots mobilisés, qui dénoncent la volonté du gouvernement de casser la SNCF, la ministre des Transports Elisabeth Borne, s’est limité à regretter « les fantasmes et les contre-vérités » qui polluent le débat. Notamment sur ce changement de statut qui ne serait pas, à l’égard de la ministre, un pas vers « la casse du service publique ferroviaire ».
Il semble que selon le gouvernement, de même que les étudiants sont des « branleurs » qui se laissent influencer par des « groupuscules politisés », les cheminots, outre « privilégiés », ne sont que des crédules inquiétés par leurs fantasmes.

Une nouvelle organisation de la SNCF : le début de la fin du service public.

Conformément aux directives européennes issues du quatrième « paquet ferroviaire » adopté fin 2016 visant à permettre à d’autres opérateurs privés d’exploiter leurs trains sur le réseau ferroviaire français à partir 2020, la France devrait tracer les contours de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs avant le 25 décembre 2018. Si elle ne le faisait pas dans ces délais, elle serait passible de sanctions.

Dans ce contexte-là, un certain nombre de règles européennes sont prévues afin d’assurer que les entités publiques comme la SNCF ne seront pas avantagées par rapport à ses concurrents privés. Ce qui est jugé comme trop préférentiel et qui dérange en première instance les concurrents privés c’est précisément le statut d’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) des trois établissements qui composent la SNCF : SNCF (la direction), SNCF Mobilités (les trains) et SNCF Réseau (les rails).
C’est pourquoi la réunification des trois entités qui composent la SNCF et la reforme de son statut juridique (EPIC) en société nationale à capitaux publics, beaucoup moins protectrice que celle des EPIC, est un pas préalable à l’ouverture à la concurrence de la SNCF et un premier pas vers sa privatisation.

Avec la fin du statut cheminot pour les nouveaux entrants, cette réforme-là est un des piliers de la « loi pour un nouveau pacte ferroviaire ». Tandis que la réforme du statut juridique de l’établissement va rendre possible l’ouverture à la concurrence, la casse du statut cheminot permettra de faire encore plus pression sur les travailleurs en mettant en concurrence leurs salaires et leurs conditions de travail.

La décision de l’Assemblée Nationale de ce lundi correspond au projet de longue date de l’Union Européenne : celui de libéraliser (soumettre à la concurrence des capitaux privés) le secteur ferroviaire. En effet, comme les cheminots l’ont toujours dénoncé, la réforme de la SNCF annoncée le 26 février par le gouvernement est la plus grosse attaque du service publique ferroviaire depuis sa fondation en 1937. Les cheminots loin de se faire tromper par les « fantasmes et les contre-vérités », ont raison de se mettre en grève.

Le Mouvement de la Paix appelle a trouver une solution diplomatique en Syrie

Le Mouvement de la Paix condamne toute utilisation d’armes chimiques et exige qu’une enquête soit conduite par l’OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques). L’enquête devra porter sur l’utilisation éventuelle d’armes chimiques et sur l’origine de ces bombes. Nous ne pouvons pas nous satisfaire des termes actuellement utilisés parlant d’hypothèses, d’attribution probable, ou autres termes imprécis pour tenter de justifier des actions militaires dramatiques.

Le Mouvement de la Paix est opposé à une soit disant commission « indépendante » qui serait mise en place sous contrôle et/ou à l’instigation en sous-main des USA ou de l’OTAN, compte tenu des précédents concernant l’Irak où Colin Powell a menti à la tribune de l’ONU et Tony Blair a menti à la chambre des communes et trompé son peuple.

Les populations civiles sont les premières victimes de la guerre qui sévit dans cette région.

Face à cette tragédie humaine, nous exigeons de l’ensemble des parties prenantes le respect du droit humanitaire et que la France et l’Europe accueillent les réfugiés avec humanité, conformément au droit humanitaire international.

Il est urgent de trouver une solution politique pour éviter un conflit aux conséquences incalculables.

Le Mouvement de la Paix rappelle qu’il revient au Conseil de Sécurité de l’ONU et à lui seul de prendre des mesures de sanction et de décider de l’emploi de la force.

Nous réaffirmons l’urgence d’initiatives pour :

- Œuvrer à l’arrêt total des bombardements et des combats et pour un cessez-le-feu durable,

- Œuvrer au respect du droit humanitaire par l’ensemble des parties prenantes,

- Œuvrer à une solution politique à travers un processus de négociations impliquant tous les acteurs concernés (en dehors de Daesh et de ses affiliés), sous l’égide de l’ONU et s’appuyant sur des documents et des processus qui ont déjà permis l’unanimité des Etats membres du Conseil de Sécurité comme la résolution 2254 adoptée en décembre 2015 qui réaffirmait l’urgence d’une solution politique.

- Œuvrer à une transition démocratique permettant au peuple syrien et à lui seul de décider de ses affaires.

A Paris, le 11 avril 2018

Le Mouvement de la Paix

Brésil : le coup d’Etat permanent

Le Tribunal Suprême Fédéral a confirmé la peine de 12 ans de prison pour corruption passive contre Lula, l’empêchant ainsi de briguer la présidence de la République à la fin de l’année, alors qu’il en était le grand favori. Après le coup d’Etat institutionnel contre Dilma Rousseff et la prise du pouvoir par Michel Temer, c’est donc une nouvelle étape que vient de franchir le pouvoir de facto pour anéantir toute velléité d’opposition.

Il s’agit d’une leçon de mépris et d’arrogance de la part de la droite néolibérale réactionnaire car Lula fût le premier président ouvrier du Brésil. Son élection avait été une insulte suprême que les pauvres et les exclus avaient infligé à la caste réactionnaire. Sous sa présidence, les acquis sociaux ont été consolidés.

Alors que de toute part, on agite la présomption d’innocence envers les politiques soupçonnés de malversations diverses, curieusement cet argument n’est pas évoqué concernant Lula bien que la constitution brésilienne la garantisse. Lula est condamné sans preuve et certains de ses accusateurs sont déjà en prison pour corruption.

Lula a été attaqué lors de sa campagne dans le sud par des commandos d’extrême droite, Marielle Franco a été récemment assassinée, certains généraux nostalgiques de la dictature ont appelé à se soulever si Lula était élu à nouveau, Temer a militariser les rues sous prétexte de sécurité. Des bruits de bottes inquiétants se font entendre au Brésil. C’est au fond une haine de classes de la part de l’oligarchie.

Dans le même temps, Macron reçoit à bras ouverts l’extrême droite vénézuélienne. En accueillera-t-il d’autres avec autant de verve ? C’est une honte pour tous les démocrates.

Seul le peuple peut défendre Lula et nous faisons partie de la chaîne humaine prête à le faire. Nous sommes des millions à lui dire que nous sommes avec lui.

Tenez bon Monsieur le Président !

Christian RODRIGUEZ

L’aveuglement de Netanyahou

 

  Le sanglant bras de fer du vendredi 30 mars dit toute l’impasse où en sont Israéliens et Palestiniens.  On peut en dire tout, le reste et son contraire. De cette bataille de Gaza dont le bilan s’est élevé, le vendredi 30 mars, à 17 morts et quelque 1 400 blessés, tous Palestiniens, on peut d’abord dire qu’Israël a répondu par les balles de tireurs d’élite à une manifestation très majoritairement pacifique, que seule une minorité de jeunes gens voulaient en découdre à coup de pierres et de pneus enflammés et que la disproportion de cette riposte est d’autant plus choquante qu’aucun manifestant n’était en passe de franchir la frontière entre la Bande de Gaza et Israël.

 Ce constat n’est pas contestable mais il est également vrai qu’il s’agissait là de la première journée d’un mouvement conçu pour durer six semaines et que les autorités israéliennes n’avaient ainsi pas de bonne solution. Si elles se contentaient de lacrymogènes et de balles en caoutchouc, elles risquaient qu’il y ait beaucoup plus de gens qui s’approchent de la frontière et essaient même de la franchir. Il n’y aurait alors pas eu 17 morts mais un bain de sang d’une tout autre ampleur qui pouvait embraser la Palestine et placer Israël dans une position diplomatique encore bien plus difficile que celle qu’il affronte aujourd’hui.

 Le gouvernement israélien a, en un mot, tenté de tuer dans l’œuf un mouvement de levée en masse des Palestiniens qui visiblement l’inquiète. On verra dans les prochains jours s’il y est parvenu. Tout pronostic serait hasardeux mais la certitude est que le bras de fer de vendredi dit toute l’impasse où en sont Palestiniens et Israéliens.

 Les Palestiniens restent divisés entre, d’un côté, les islamistes du Hamas au pouvoir à Gaza dont Israël s’est retiré en 2005 et, de l’autre, les laïcs du Fatah, prêts à une coexistence avec Israël et en contrôle de certaines zones de la Cisjordanie. A elle seule, cette division condamne les Palestiniens à l’impuissance puisqu’elle disperse leurs forces et les empêche de négocier quoi que ce soit mais ce n’est pas tout. Profitant de la faiblesse des Palestiniens, la droite israélienne poursuit inexorablement sa colonisation des territoires occupés dont on voit toujours moins comment ils pourraient maintenant former un Etat palestinien indépendant.

 Les Palestiniens sont sans espoir mais, si fortes que soient ses armées, ses universités et son économie, Israël est également en position de faiblesse car, en refusant la solution à deux Etats, sa majorité de droite et d’extrême-droite ne lui laisse qu’une alternative. Soit Israël devient un Etat d’apartheid dans lequel les Palestiniens vivront sans droit de vote, soit les Palestiniens deviennent Israéliens et les Juifs seront bientôt minoritaires dans ce qui devait être leur foyer national. Dans les deux cas, c’est la fin d’Israël.

Bernard Guetta

 

Scandale de la privatisation des barrages : une retenue sur le bon sens

Le gouvernement a annoncé la privatisation des 150 plus grands barrages hydrauliques de France. Cela fait plus de 10 ans que la Commission européenne fait pression sur Paris pour en finir avec la gestion publique du secteur hydroélectrique, sans succès. Avec Macron, c’est chose faite. Cette décision est pourtant lourde de conséquences, tant pour la bonne gestion du réseau électrique national et la facture du consommateur que pour la sécurité du territoire.

suite ...

Impossible de trouver une raison rationnelle valable, y compris sur le plan strictement économique… Dès lors, ce sabotage organisé d’une activité stratégique (parmi tant d’autres) questionne sérieusement sur le bon sens du gouvernement. Le manque de transparence sur des changements aussi structurants pour la vie du pays est un déni de démocratie.

Du côté des salariés, la résistance s’organise. À l’appel de l’intersyndicale CGT-CFDT-CGC-FO, les hydrauliciens vont multiplier les arrêts de travail et déployer leurs banderoles sur les grands barrages d’EDF.

Sous l’occupation, gifler un soldat est pire que tuer un Palestinien

" Lundi 19 mars en Israël, il y a eu deux événements parallèles :

 

1) La cour d’appel militaire d’Israël a refusé à Ahed Tamimi, 17 ans, sa requête d’un procès public pour les accusations découlant du fait qu’elle avait giflé, le 15 décembre dernier, un soldat israélien qui occupait sa maison, en déclarant qu’un procès à huis clos était « tout à son intérêt ». Elle a été condamnée à 8 mois de prison.

 

2) La commission militaire israélienne des libérations conditionnelles a réduit à 9 mois la peine de prison d’Elor Azarya pour avoir tué en 2016 un suspect palestinien dans l’incapacité d’agir d’un tir dans la tête à bout portant, après que le chef d’état-major des armées ait réduit la peine originelle de 18 mois à 14 mois.

 

Ces deux histoires se regardent en miroir."

 

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