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        Ce que nous sommes.....                                                                                                   Dernière mise à jour : 21/08/2018

 

 

Le socialisme chinois et le mythe de la fin de l’Histoire

En 1992, un politologue américain, Francis Fukuyama, osait annoncer la « fin de l’Histoire ». Avec l’effondrement de l’URSS, disait-il, l’humanité entrait dans une ère nouvelle. Elle allait connaître une prospérité sans précédent. Auréolée de sa victoire sur l’empire du mal, la démocratie libérale projetait sa lumière salvatrice sur la planète ébahie. Débarrassée du communisme, l’économie de marché devait répandre ses bienfaits aux quatre coins du globe, réalisant l’unification du monde sous les auspices du modèle américain. La débandade soviétique semblait valider la thèse libérale selon laquelle le capitalisme - et non son contraire, le socialisme - se conformait au sens de l’histoire. Aujourd’hui encore, l’idéologie dominante martèle cette idée simple : si l’économie planifiée des régimes socialistes a rendu l’âme, c’est qu’elle n’était pas viable. Le capitalisme, lui, ne s’est jamais aussi bien porté, et il a fait la conquête du monde.

Les tenants de cette thèse en sont d’autant plus convaincus que la disparition du système soviétique n’est pas le seul argument qui semble plaider en leur faveur. Les réformes économiques engagées en Chine populaire à partir de 1979, à leurs yeux, confirment également la supériorité du système capitaliste. Pour stimuler leur économie, les communistes chinois n’ont-ils pas fini par admettre les vertus de la libre entreprise et du profit, quitte à passer par-dessus bord l’héritage maoïste et son idéal égalitaire ? De même que la chute du système soviétique démontrait la supériorité du capitalisme libéral sur le socialisme dirigiste, la conversion chinoise aux recettes capitalistes semblait donner le coup de grâce à l’expérience « communiste ». Un double jugement de l’histoire, au fond, mettait un point final à une compétition entre les deux systèmes qui avait traversé le XXème siècle.

Le problème, c’est que cette narration est un conte de fées. On aime répéter en Occident que la Chine s’est développée en devenant « capitaliste ». Mais cette affirmation simpliste est démentie par les faits. Même la presse libérale occidentale a fini par admettre que la conversion chinoise au capitalisme est illusoire. Enfin, les Chinois eux-mêmes le disent, et ils ont de solides arguments. Comme point de départ de l’analyse, il faut partir de la définition courante du capitalisme : un système économique fondé sur la propriété privée des moyens de production et d’échange. Ce système a été progressivement éradiqué en Chine populaire au cours de la période maoïste (1950-1980), et il a effectivement été réintroduit dans le cadre des réformes économiques de Deng Xiaoping à partir de 1979. Une dose massive de capitalisme a ainsi été injectée dans l’économie, mais - la précision est d’importance - cette injection eut lieu sous l’impulsion de l’État. La libéralisation partielle de l’économie et l’ouverture au commerce international relevaient d’une décision politique délibérée.

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En devenant la première puissance économique de la planète, la Chine populaire sonne le glas de la prétendue « fin de l’Histoire ». Elle renvoie à la deuxième place une Amérique finissante, minée par la désindustrialisation, le surendettement, le délabrement social et le fiasco de ses aventures militaires. Contrairement aux USA, la Chine est un empire sans impérialisme. Placé au centre du monde, l’Empire du Milieu n’a pas besoin d’étendre ses frontières. Respectueuse du droit international, la Chine se contente de défendre sa sphère d’influence naturelle. Elle ne pratique pas le “regime change” à l’étranger. Vous n’avez pas envie de vivre comme les Chinois ? Aucune importance, ils n’ont pas l’intention de vous convertir. Autocentrée, la Chine n’est ni conquérante ni prosélyte. Les Occidentaux font la guerre pour enrayer leur déclin, quand les Chinois font des affaires pour développer leur pays. Au cours des trente dernières années, la Chine n’a mené aucune guerre et a multiplié son PIB par 17. Dans la même période, les USA ont mené une dizaine de guerres et précipité leur décadence. Les Chinois ont éradiqué la pauvreté, quand les USA déstabilisaient l’économie mondiale en vivant à crédit. En Chine la misère recule, tandis qu’aux USA elle progresse. Que cela plaise ou non, le « socialisme à la chinoise » met une fessée au capitalisme à l’occidentale. Décidément, la « fin de l’Histoire » peut en cacher une autre.

Bruno GUIGUE

Lors d’un séminaire qui s’est tenu à Beyrouth les 7 et 8 août 2018, la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (ESCWA) des Nations unies a estimé les dommages de guerre pour la Syrie à au moins 388 milliards de dollars.

La Commission présentera son rapport Syria, 7 years at war (La Syrie, 7 ans en guerre) dans la prochaines semaines.

Il s’agit d’une guerre d’agression et elle a été organisée par des intérêts financiers transnationaux (KKR, Toyota, Lafarge etc.). Ce serait donc à eux et aux États qui les ont aidés de payer cette somme.

 

BRÉSIL : Toujours en prison, LULA désigné comme candidat à la présidentielle

Le Parti des Travailleurs brésilien a annoncé ce 4 août l'officialisation de la candidature de Luiz Inacio Lula da Silva, pour l'élection présidentielle brésilienne qui se tiendra au mois d'octobre 2018. Si cette candidature sera vraisemblablement invalidée, au vu de la peine de prison que purge actuellement l'ancien président brésilien, elle est l'occasion pour l'ex-chef d'Etat de s'adresser à ses sympathisants. Une lettre rédigée par Lula depuis sa cellule a en effet été lue en public, lors de la convention organisée par son parti politique.

Benalla et les ruptures narratives

Naguère, Benalla a fait la une des médias mainstream pour son comportement place la Contrescarpe et au jardin des Plantes, son badge de police, son appartement quai Branly, sa rémunération, sa voiture de fonction, son intervention à la fourrière, ses clés de la villa des Macron au Touquet, son grade de lieutenant-colonel de réserve, la tentative d’en faire un sous-préfet, son badge d’accès dans l’Hémicycle, la fausse sanction subie… j’en oublie.

Et d’un seul coup, la canicule. Vous le saviez, vous, qu’il fait chaud et qu’il faut s’hydrater ? Canicule, canicule, canicule ! Sans elle, le panda qui vient de fêter son premier anniversaire au zoo de Beauval (41) nous faisait tout seul les titres et les reportages de l’été (on est en pénurie d’incendies de forêt dans le Var).

Car, les médias, synchrones, oublient Benalla. Pas question d’en faire des tonnes sur ses pistolets, son passeport diplomatique, la poubellisation du rapport de la Commission d’enquêtes des députés, la décision du Parquet d’admettre qu’un coffre-fort ça s’évapore quand il fait chaud.

C’est ce que Viktor Dedaj appelle dans Le Grand Soir, une « rupture narrative ».

Au passage, dans son article lu 37 000 fois, il nous conte les méthodes de désinformations qu’il a constatées sur place au Nicaragua en 1982 (déjà !) et dont certaines sont dignes d’un film comique d’actualité.

Théophraste R. (Vacancier parti avec ses dossiers).

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