CommunisteS 

   Lien d'échanges, de communications, édité par des militant(e)s du parti communiste français      

   

 

  

        Ce que nous sommes.....                                                                                                   Dernière mise à jour : 4/06/2018

 

 

Le 30 mai 1968 : Le grand retournement !

La question est très rarement posée dans le récit dominant sur MAI 68 !

Comment en effet est-on passé du plus grand mouvement social, de la plus grande grève ouvrière au raz-de-marée électoral gaulliste des législatives des 23 et 30 juin ?

Comment ?

Dans le récit dominant une sorte de miracle se serait produit sans causses réelles investiguées !

Mais comment est-on passé des "10 ans ça suffit" adressé à de Gaulle le 13 mai pour condamner les ordonnances et la politique antisociale, du "Gouvernement populaire avec les communistes" scandé notamment dans la manifestation du 29 mai, mots d’ordre largement partagés, aux contre-manifestations massives du 30 mai à l’Etoile et à la contre-offensive gaulliste ?

Oui, comment ?

Car la réponse à cette question éclaire non seulement sur l’enchaînement de ce qui s’est passé à l’époque, sur le comportement et la stratégie des différents acteurs,

MAIS comporte aussi un certain nombre d’enseignements au-delà !

A l’époque trois éléments décisifs sont combinés pour aboutir au retournement d’une situation au départ extrêmement difficile pour le pouvoir en place, acculé à d’importantes concessions et reculs :

  • Le rassemblement de toutes les droites

  • Les manœuvres de la gauche non-communiste

  • l’utilisation des violences gauchistes comme élément du retournement de l’opinion Suite...

Gilbert Rodriguez

Mariano Rajoy destitué !

Le parlement espagnol a adopté la motion de censure portée par Pedro Sanchez et les député.e.s du PSOE. Par une majorité de 180 député.e.s le gouvernement de Mariano Rajoy et du Parti Populaire est destitué !

 

Pas une minute de répit pour le nouveau gouvernement capitaliste en Espagne - Déclaration du PCPE

L'approbation de la motion de censure contre le gouvernement de Mariano Rajoy ouvre un nouveau cycle politique. Le nouveau gouvernement cherchera à prendre des mesures définitives pour réformer le système politique, à la suite d'un débat parlementaire au cours duquel il a été constaté que c'est la nature même du capitalisme qui engendre la corruption politique. Le conflit entre les forces parlementaires représente les intérêts des différents secteurs de la bourgeoisie, qui a vu ses intérêts économiques de classe garantis avec l'engagement de Pedro Sánchez de gouverner d'après les budgets conçus par le Parti Populaire.

La subordination complète de Podemos au PSOE confirme l'alliance entre la nouvelle et l'ancienne social-démocratie pour gérer le capitalisme. L'exploitation se poursuivra et augmentera à l'avenir. Le nouveau gouvernement se limitera à gérer l'exploitation sous de nouvelles formes, tandis que la droite politique se durcit et se prépare dans l'opposition à préserver les intérêts du secteur capitaliste qu'elle représente, dans l'attente d'un nouveau processus électoral qui déterminera la corrélation des forces qui complétera définitivement la réforme du système politique.

La classe ouvrière et les secteurs populaires ne doivent placer aucun espoir dans le nouveau gouvernement capitaliste, qui continuera à gouverner pour les patrons. Nos droits ne seront garantis que si la mobilisation continue et s'intensifie, ce qui doit conduire à une grève générale, parce que le gouvernement change, mais l'exploitation capitaliste continue et s'intensifiera.

Nos intérêts ne sont pas représentés dans le débat parlementaire, qui se limite à discuter du type de gestion dont les monopoles ont besoin à un moment ou à un autre. Le discours sur la "régénération démocratique" employé par la social-démocratie doit être démasqué. Le PSOE continue d'être le parti politique sous lequel les gouvernements successifs ont pratiqué le terrorisme d'État, ont rejoint l'OTAN et l'Union européenne, ont mené des guerres criminelles impérialistes, ont approuvé des réformes du travail et mené une répression sévère du mouvement ouvrier et populaire. Nous n'oublions pas. Le nouveau gouvernement de Pedro Sánchez continuera à représenter les mêmes intérêts de classe, qui ne sont pas les nôtres.

Le Parti communiste appelle le mouvement ouvrier et notre peuple dans son ensemble à intensifier toutes les luttes en cours, sans placer aucun espoir dans la social-démocratie. Nous ne devons pas baisser les drapeaux que nous avons hissés ces derniers mois. Le nouveau gouvernement est un gouvernement capitaliste au service de l'exploitation et il le démontrera bientôt. La lutte pour un pays au service de la classe ouvrière se poursuit.

SNCF : La grève continuera après "l'étape" du Sénat, affirme la CGT Cheminots

La grève contre le projet de loi de réforme ferroviaire continuera après le vote du texte le 5 juin au Sénat, qui "n'est qu'une étape", a prévenu mardi Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots. "Le gouvernement voudrait faire du vote au Sénat le 5 juin une fin du débat. Nous, nous n'arrêterons pas à cette occasion-là. Pour nous, c'est une formalité, comme l'était le vote à l'Assemblée", a-t-il déclaré, en marge d'une rencontre avec des sénateurs du groupe CRCE.
"Le gouvernement s'est entendu avec la droite".
Avec "une centaine d'amendements déposés par les sénateurs communistes et une cinquantaine par les sénateurs socialistes", c'est "bien une bataille parlementaire qui s'annonce pour faire le relais de la lutte" contre un "mauvais" projet, a-t-il ajouté. Mais "au Sénat, le gouvernement s'est entendu avec la droite", le texte devrait donc être adopté "comme du beurre", a reconnu Laurent Brun.
La concurrence, un "mode bidon d'exploitation". "
La concurrence est un mode bidon d'exploitation du service ferroviaire" entraînant "réduction du nombre de kilomètres de voies, accroissement des temps de parcours, accroissement des tarifs", a-t-il souligné en faisant référence aux témoignages de syndicalistes italien, britannique, allemand ou belge entendus dans la matinée avec les sénateurs CRCE. Évoquant "la table ronde tripartite annoncée par la ministre" des Transports Élisabeth Borne vendredi à Matignon, "qu'on avait demandée", le syndicaliste a rappelé que son syndicat souhaite qu'elle "permette d'aborder l'ensemble des sujets, même si on a bien compris que le gouvernement veut la concentrer sur la convention collective" nationale du transport ferroviaire.
"Relancer la bagarre".
Les syndicats CGT, UNSA, SUD et CFDT doivent se retrouver mardi soir pour "analyser" les rencontres bilatérales vendredi avec le Premier ministre Édouard Philippe "car on a pas tous le même son de cloche", a dit Laurent Brun. Le chef du gouvernement "dit des choses de manière publique, dit des choses à certaines organisations syndicales et pas à d'autres". La CGT discutera avec ses partenaires de "la grève après le 5 juin". "Après le vote, qu'est-ce qu'on propose aux cheminots pour relancer la bagarre ?", a-t-il interrogé, en souhaitant des "initiatives un peu originales" pour "essayer de faire remonter le taux de grévistes, même si on sait qu'au bout de 24 jours c'est toujours difficile".

« Souveraineté » vis à vis de Bruxelles, pas de Washington

Aujourd’hui 21 des 27 pays de l’UE, avec environ 90 % de la population de l’Union, font partie de l’Otan, dont les « règles » permettent aux USA de garder, depuis 1949, la charge de Commandant suprême allié en Europe et tous les autres commandements clé ; elles permettent aux États-Unis de déterminer les choix politiques et stratégiques de l’Alliance, en les accordant, en sous-main, surtout avec l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, en les faisant ensuite approuver par le Conseil de l’Atlantique Nord, dans lequel selon les « règles » Otan il n’y a pas de vote ni de décision à la majorité, mais où les décisions sont toujours prises à l’unanimité.

Steve Bannon -ex stratège de Donald Trump, théoricien du national-populisme- a fait part de son enthousiaste soutien à l’alliance  Stelle pour “le gouvernement du changement”. Dans une interview (Sky TG24, 26 mai) il a déclaré : “La question fondamentale, en Italie en mars, a été la question de la souveraineté. Le résultat des élections a montré ces Italiens qui voulaient reprendre leur souveraineté, le contrôle sur leur pays. Ça suffit, ces règles qui arrivent de Bruxelles”. Mais il ne dit pas “Ça suffit, ces règles qui arrivent de Washington”.

Ce qui fait pression sur l’Italie pour en orienter les choix politiques, ce n’est pas seulement l’Union européenne, dominée par les puissants cercles économiques et financiers surtout allemands et français, qui redoutent une rupture des “règles” servant leurs intérêts. Une forte pression est exercée sur l’Italie, de façon moins évidente mais non moins invasive, par les Etats-Unis qui redoutent une rupture des “règles” subordonnant l’Italie à leurs intérêts économiques et stratégiques. Cela fait partie des politiques que Washington adopte à l’égard de l’Europe, à travers diverses administrations et avec des méthodes diverses, poursuivant le même objectif : garder l’Europe sous l’influence étasunienne.

L’outil fondamental de cette stratégie est l’Otan. Le Traité de Maastricht stipule, à l’Art. 42, que “l’Union respecte les obligations de certains Etats membres, lesquels considèrent que leur défense commune se réalise par l’intermédiaire de l’Otan”. Et le protocole n° 10 sur la coopération stipule que l’Otan “reste le fondement de la défense” de l’Union européenne. Suite...

Pour la reconnaissance de la responsabilité de l’État français dans la mort de Maurice Audin

Dix-huit ans après l’Appel des douze contre la torture, l’Humanité́ a pris l’initiative d’une lettre ouverte au président de la République, signée par une cinquantaine de personnalités, pour que justice soit enfin rendue à Maurice Audin et les milliers d’Algériens « disparus » après avoir été́ torturés par l’armée française. Le 11 juin, Emmanuel Macron doit reconnaitre ce crime d’État.

Le 11 juin 1957, pendant la bataille d’Alger, Maurice Audin, mathématicien communiste de 25 ans, était arrêté par les parachutistes du général Massu devant sa famille, avant d’être torturé. Le jeune assistant à la faculté d’Alger n’en est jamais revenu, et l’armée française a fait disparaître son corps.

Plus de soixante ans ont passé et Josette Audin, sa femme, attend « toujours que la France, pays des droits de l’homme, condamne la torture, ceux qui l’ont utilisée et ceux qui l’ont autorisée ». Car Maurice Audin ne s’est pas évaporé dans la nature après une évasion, comme l’a trop longtemps soutenu la « version officielle ». À la suite de Pierre Vidal-Naquet, tous ceux qui ont travaillé sur cette « affaire » ont établi que Maurice Audin avait été torturé et assassiné par l’armée française, agissant dans le cadre des pouvoirs spéciaux votés par le pouvoir politique. Mais, de loi d’amnistie en non-lieu, tout a été fait au plus haut sommet de l’État pour camoufler la vérité sur les crimes perpétrés par l’armée française pendant la guerre d’Algérie. Et toute une génération d’appelés a été marquée à vie, murée dans le silence et la honte.

Des deux côtés de la Méditerranée, les mémoires algérienne et française resteront hantées par les horreurs qui ont marqué cette guerre, tant que la vérité n'aura pas été dite et reconnue, comme le relevait déjà l’Appel des douze grands témoins contre la torture, publié en octobre 2000 dans l’Humanité. Il est aujourd’hui grand temps d’apaiser cette mémoire pour aller de l’avant.

En 1999, l’État français reconnaissait officiellement la « guerre » d’Algérie, qui ne fut ni de simples « événements », ni des « opérations de maintien de l’ordre », mais bien « une sale guerre », dont les plaies peinent encore à cicatriser. En 2014, le président de la République, François Hollande, reconnaissait que la thèse de l’évasion de Maurice Audin était un mensonge d’État et qu’il était bien mort au cours de sa détention.

Monsieur le président de la République, vous avez promis « des actes forts sur cette période de l’histoire ». La reconnaissance des sévices subis par Maurice Audin, puis de son assassinat par l’armée française serait cet acte fort. Le moment est venu. Pour sa famille d’abord, qui l’attend depuis plus de soixante ans, mais aussi pour les milliers d’Algériens « disparus » comme Maurice Audin de l’autre côté de la Méditerranée.

Il y a quelques semaines, l’« affaire Audin » est réapparue dans le débat public.

Un espoir s’est levé qui ne doit pas être déçu.

Karim Amellal Écrivain et enseignant à Sciences-Po Pouria Amirshahi Directeur de Politis Ludivine Bantigny Historienne, maîtresse de conférences à l’université de Rouen Normandie Florence Beaugé Journaliste (ex-le Monde) Alban Bensa Anthropologue, EHESS Esther Benbassa Sénatrice (EELV) de Paris Anissa Bouayed Historienne Patrick Boucheron Historien, professeur au Collège de France Raphaëlle Branche Professeure d’histoire contemporaine à l’université de Rouen, membre du conseil supérieur des Archives Michel Broué Mathématicien, université Paris-Diderot Patrick Chamoiseau Écrivain Vanessa Codaccioni Maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris VIII Catherine Coquery-Vidrovitch Historienne Didier Daeninckx Écrivain Simone de Bollardière Veuve du général Jacques Pâris de Bollardière, opposé à la torture et condamné à deux mois de forteresse Laurence De CockHistorienne Alain Delmas Syndicaliste François Demerliac Documentariste Karima Dirèche Historienne Jérôme Ferrari Écrivain, prix Goncourt 2012 Aurélie Filippetti Ex-ministre de la Culture Nathalie Funes Journaliste à l’Obs François Gèze Président du groupe des éditeurs universitaires du syndicat national de l’édition Alfred Gerson Ancien dirigeant de l’Humanité, militant anticolonialiste, torturé par l’armée française en Algérie Raphaël Glucksmann Directeur de la rédaction du Nouveau Magazine littéraire Robert Guédiguian Cinéaste Régis Hébette Directeur du Théâtre de l’Échangeur Claire Hocquet Avocate de la famille Audin Sébastien Jumel Député PCF de Seine-Maritime Mehdi Lallaoui Réalisateur Narimène Laouadi Journaliste à France 24 Pierre Laurent Secrétaire national du PCF Sébastien Ledoux Historien Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité, député européen Alban Liechti Militant communiste condamné pour avoir refusé de porter les armes contre le peuple algérien Pierre Mansat Président de l’Association Maurice Audin Frédérique Matonti Politiste, université Paris-I Adlène Meddi Journaliste et écrivain algérien Michel Pigenet Professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris-I, Centre d’histoire sociale du XXe siècle Ernest Pignon-Ernest Plasticien Malika Rahal Historienne à l’Institut d’histoire du temps présent Jean-Luc Raharimanana Écrivain Marie-Françoise Roy Mathématicienne Alain Ruscio Historien Charles Silvestre Journaliste Benjamin Stora Professeur des universités, président du conseil d’orientation du musée de l’Histoire de l’immigration Fabrice Tarrit Coprésident de Survie Danielle Tartakowsky Professeure émérite d’histoire contemporaine, université Paris-VIII Sylvie Thénault Historienne, directrice de recherche au CNRS Françoise Vergès Politologue et historienne Paul Veyne Historien, professeur honoraire au collège de France Cédric Villani Mathématicien, député LREM Michel Vinaver Dramaturge et écrivain français Abdourahman Waberi Écrivain et universitaire.

Massacre colonial pour “un jour de gloire”

52 morts et 2400 blessés dont 1200 par balles. C’est le dernier bilan de la sanglante journée du 14 mai 2018 dans la bande de Gaza. Mais pour Netanyahou, c’est un “jour glorieux”. Lors de la cérémonie d’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, il a remercié Donald Trump avec des trémolos dans la voix. “Quel jour glorieux ! Souvenez-vous toujours de ce moment, c’est un jour historique. C’est un grand jour pour Jérusalem et pour l’État d’Israël. Un jour qui restera dans nos mémoires pour des générations et des générations”. Cette journée restera dans les mémoires, en effet, mais pour ce qu’elle est vraiment : un nouveau massacre colonial.

Déversant un déluge de feu sur des manifestants palestiniens désarmés, l’appareil répressif israélien s’est surpassé dans l’horreur. Où sont ses laudateurs habituels, toujours prompts à répéter le laïus officiel sur cette vertueuse armée israélienne pénétrée d’impératifs moraux et soucieuse d’épargner les civils ? On ne les entend guère, ils rasent les murs. Quand les courageux pionniers de l’idéal sioniste se livrent à un pogrom en direct, ces imposteurs fielleux et abonnés aux plateaux-télé ont la mine basse et le regard chafouin. Suite...

Bruno GUIGUE

Publications

CommunisteS n°31

Galeano, autres livres, extraits.

Oulianov

Images

Affiches du collectif

Archives

Suite...

 Communistes

Mélenchon-PCF (17/04)

Législatives partielles (01/02)

Candidates communistes 1925 (27/01)

Suite...

International

Italie (1/06)

Venezuela (21/05)

Gaza (15/05)

Suite...

Actualité sociale

Suite...

Liens

Faire Vivre le PCF

PCF

Rouge Midi

La Polex

Communiste du Rhône

Réveil Communiste

Communistes d'Arcachon


 

 Pour nous contacter : collectif.pcf17@wanadoo.fr