CommunisteS 

   Lien d'échanges, de communications, édité par des militant(e)s du parti communiste français      

   

 

  

        Ce que nous sommes.....                                                                                                   Dernière mise à jour : 13/09/2017

 

 

Samedi 23 Septembre 2017

Ensemble Marchons pour la Paix !

Stop les guerres, stop les violences !

La Rochelle, 15 h, cours des dames.

« Il est très facile de casser et de détruire. Les héros, ce sont ceux qui font la Paix et qui bâtissent » Nelson MANDELA.

La répression s’abat sur un jeune communiste

Martin Pontier, secrétaire fédéral du MJCF de la Loire, a été condamné hier à huit mois de prison avec sursis pour une action contre la loi travail.

Huit mois de prison avec sursis et 3 850 euros d’amende. À l’annonce du jugement rendu hier par le tribunal correctionnel de Saint-Étienne à l’encontre de Martin Pontier, secrétaire fédéral des Jeunes communistes de la Loire et syndiqué CGT, la sidération et l’écœurement parcourent la salle dans un murmure. Le militant de 24 ans était poursuivi pour violences contre sept agents de police à l’occasion d’une manifestation contre la loi travail le 12 mai dernier. Dans le cadre de cette journée d’action nationale, Martin et d’autres militants CGT ou affiliés au mouvement des Jeunes communistes avaient manifesté devant la permanence du député PS Jean-Louis Gagnaire, certains y pénétrant pour y accrocher une banderole clamant leur rejet de la réforme du Code du travail. Cette action avait donné lieu à de fortes tensions avec les forces de l’ordre, qui avaient chargé les manifestants en bas de la permanence.

Des témoignages qui disculpent le jeune homme

Trois autres militants avaient été poursuivis pour s’être introduits soi-disant par effraction dans le local du parlementaire socialiste et ont été relaxés le 13 juillet. Le député et le parquet ont, depuis, fait appel de la décision de justice. Martin avait été le seul à être inculpé de violences contre des agents de police. «  Ça doit être un surhomme pour parvenir à blesser sept policiers en moins d’une minute : personne n’y croit à part la justice !  » dénonce Jean-Michel Gourgaud, secrétaire général de l’union départementale CGT de la Loire, auprès de la centaine de manifestants rassemblés devant le palais de justice de Saint-Étienne. « Nous, ce qu’on a vu, c’est les flics nous charger, et Martin assommé, effondré sur une voiture. On a dû l’écarter de la manifestation », témoigne Ariane, militante des Jeunes communistes de la Loire.

Pour tous, ce jugement relève du procès politique

Le militant confirme avoir souffert de contusions au crâne, qui lui ont occasionné deux jours d’incapacité temporaire de travail. « Martin, c’est quelqu’un qui se bat pour ses idées mais qui est antiviolent. Il était justement là pour essayer de protéger et de tempérer des lycéens qui étaient un peu plus fougueux », affirme Christie (prénom modifié), assistante sociale qui a travaillé avec Martin dans un lycée où il a été surveillant, et qui loue « un modèle dans sa manière de nouer des relations avec les élèves ». Pour tous, ce jugement relève du procès politique. « En s’en prenant à l’un des principaux visages des réseaux militants de gauche de Saint-Étienne, on s’en prend à toute une organisation », estime Anaïs, militante à la JC. Mais pour son camarade Hedi, ces tentatives d’intimidation ne devraient pas étouffer la mobilisation. « Ça nous énerve encore plus. Maintenant, on va se concentrer pour faire en sorte que la mobilisation contre la loi travail reparte », insiste-t-il. Si ce jugement ne portera sans doute pas un coup d’arrêt au mouvement à Saint-Étienne ou ailleurs, la décision de justice pourrait en revanche être lourde de conséquences pour Martin. Bien qu’il échappe à la prison à condition de ne pas commettre de délits dans les cinq prochaines années, la décision du tribunal correctionnel d’inscrire cette condamnation au bulletin numéro deux de son casier judiciaire pourrait fortement compromettre ses velléités de travailler dans le secteur public. Le jeune homme inscrit en master de sociologie, qui espérait œuvrer pour la recherche publique à l’issue de sa formation, devra peut-être se réorienter. « Mais ça ne changera rien à mon militantisme », promet Martin, qui se réserve la possibilité de faire appel.

Loan Nguyen

Après avoir baissé les APL, Macron appelle "tous les propriétaires à baisser les loyers de 5 euros"

Alors que son gouvernement a prévu de couper de 5 euros les aides au logement (APL) à compter d’octobre, Emmanuel Macron a lancé ce mardi 5 septembre un appel à "tous les propriétaires" pour qu’ils baissent volontairement leurs loyers de la même somme.

Non, ceci n’est pas une blague de rentrée. Après que son gouvernement a baissé indifféremment les aides personnalisées au logement (APL) de 5 euros par mois pour tous ses bénéficiaires à compter d’octobre, Emmanuel Macron a sérieusement appelé ce mardi 5 septembre "tous les propriétaires à baisser les loyers de 5 euros". Le président de la République s’exprimait devant les préfets réunis à l’Elysée.

"C’est cela la responsabilité collective", a déclaré le chef de l’Etat, qui s’est même dit "surpris du silence collectif" et de l’absence d’appel "aux bailleurs sociaux, aux propriétaires à baisser le prix du logement".

Une économie de 100 millions d’euros

Pour justifier la baisse indifférenciée des APL, annoncée en plein mois de juillet, Bercy s’était retranché derrière le gouvernement précédent. "La baisse des APL a été votée par la précédente majorité, mais n’a jamais été mise en place. Nous prendrons les mesures votées par le Parlement", avait argué le ministre du Budget Gérald Darmanin, brandissant la nécessité de trouver une économie de 100 millions d’euros d’ici à la fin de l’année.

Faux, avaient répondu Christian Eckert et Emmanuelle Cosse, respectivement ex-ministres du Budget et du Logement, qui ont assuré n’avoir jamais validé une telle baisse. Les mesures décidées consistaient à "raboter les APL pour les publics qui avaient plus de 30.000 euros de patrimoine et à rappeler que les enfants dont les parents payaient l’ISF n’avaient pas le droit à l’APL", avait expliqué Emmanuelle Cosse à Marianne.

L’APL (qui représente une charge de 18 milliards d’euros par an au budget de l’Etat) est la principale mesure d’aide au logement de quelque 6,5 millions de foyers, dont 800.000 étudiants. 99% de son montant va à des foyers qui gagnent jusqu’au revenu médian (environ 20.000 euros par an, 1.700 euros par mois). Parmi eux, 48% du montant est versé à des ménages appartenant aux 10% du bas de l’échelle des revenus (revenu annuel de 6.500 euros).

Mercato politico-médiatique 

Ce soir, je vais faire dans le people. Ou plutôt dans les copains comme coquins à paillettes. Ceux qui hier aux manettes du pouvoir rejoignent aujourd’hui la sphère médiatique détenue en France par quelques milliardaires. Et oui mes amis, entre ces gens-là c’est copains-copains. Au nom du pluralisme, de la démocratie et de l’objectivité, je te passe les plats, tu me les repasseras un peu plus tard. 

Le mercato politico-médiatique semblant en voie de conclusion, je vous propose un premier bilan en m’excusant auprès des quelques postulants braillant encore aux portes des rédactions. Le transfert des politiques de droite, de l’ex PS et des soumis, pardon des prétendus insoumis, a marché à fond au cours de l’été.

En tout bien tout honneur, la palme revient à Mme Roselyne Bachelot.

Cette femme à l’approche des soixante-dix ans, encore dotée d’attributs que le vaste décolleté de sa robe rose bonbon n’arrive  pas à camoufler des désirs à satisfaire, a su prendre le virage dès 2012. C’est, comme on dit dans le milieu, « une bonne cliente ». Ancienne porte-parole de Chirac, devenue ministre, perfide à ses heures elle avait glissé en sortant d’un conseil des ministres : «  le vieux est sourd comme un pot. » Elle sévit depuis cinq ans sur les ondes, donne des conseils y compris pharmaceutiques en oubliant de rappeler qu’elle est  l’origine d’un énorme fiasco en 2011 dans l’affaire des vaccins contre la grippe qui nous a coûté la bagatelle de 350 millions d’euros. Elle sera sur LCI pour commenter l’actualité.  

Et voici Raffarin. L’ancien Premier ministre, celui qui apercevait «  le bout du tunnel » affirmant  « notre route est droite mais la pente est rude », un interlocuteur privilégié de la Chine, dit-on sans rire sauf à Pékin, perdant sur tous les coups sauf dans l’imitation de son idole Johnny. Il devient « chroniqueur » sur France2. 

Et voici, Henri Guaino, l’ancien conseiller «  spécial » de Sarkozy, recalé aux dernières législatives, pour qui les électeurs de sa circonscription sont «  stupides à vomir ». Il a choisi Sud Radio. 

Et voici Julien Dray, l’ancien copain de Mélenchon et toujours celui de Hollande, l’homme aux montres rutilantes, mêlé à des affaires pas trop claires. Destination de l’ancien de SOS racisme : la chaîne LCI. 

Et voici Mme Garrido. Ancienne du PS, ex-vice-présidente de SOS racisme, actuellement porte-parole de Mélenchon. Elle sera sur C8, la chaîne de Bolloré, celui qui déclare : «  Je ne mets jamais mes œufs dans le même panier. » 

Et voici Gaspard Gantzer, ancien conseiller de Hollande et Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture que les intermittents connaissent bien. Ils s’installent sur RTL. 

J’arrête là.  Sans oublier pour les accompagner deux aigles qui oeuvrent pour favoriser le  développement des intelligences. Je pense à M. Morandini et le spécialiste de l’état permanent d’érection intellectuelle, le sémillant Cyril Hanouna. 

Vous allez me dire, y a pas de quoi rigoler. Vous avez raison. Ces transferts de femmes et d’hommes politiques vers les radios et les télés visent plusieurs objectifs : maintenir en laisse l’information ; la cadenasser avec la complicité de ceux qui depuis des années font l’actualité et ont plongé notre pays dans une montée des profits capitalistes et une descente vertigineuse aux enfers pour des millions de Français au chômage et dans la précarité ; réduire encore plus le pluralisme et la liberté d’expression. Bref, entrer dans la spirale de la dictature éditoriale menée par un petit groupe qui revendique un rôle d’élite.  

L’élite ? Celle qui dirige, rappelons-le, à sa convenance et pour les intérêts de la haute caste avec un saint mépris de ses contemporains. Ces mêmes contemporains qui courent parfois comme des enfants après les hochets qu’on agite devant leurs yeux naïfs avides de rogatons.

José Fort

Occupation et génocide en guise de « découverte »

« On nous a dit et on continue à nous dire que les pèlerins du Mayflower sont venus peupler l’Amérique. Mais l’Amérique était-elle inhabitée ? » Eduardo Galeano.

« Ce qui a été réellement découvert – en 1492 – c’est ce qu’était réellement l’Espagne, la réalité de la culture occidentale et celle de l’Église à ce moment. Tous (...) se sont mis à découvert. Ils n’ont pas découvert l’autre monde, ils l’ont recouvert. Ce qui nous reste à faire aujourd’hui, c’est de découvrir ce qui a été recouvert et que surgisse un “nouveau monde” qui ne soit pas seulement la répétition de l’ancien, qui soit véritablement neuf. Est-ce possible ? Est-ce pure utopie ? » Père Ignacio Ellacuria, quelques mois avant d’être sauvagement assassiné par des militaires salvadoriens.

Finalement, les pays dits « en voie de développement » (PED) d’aujourd’hui remplacent les colonies d’hier : les grandes entreprises multinationales occidentales se placent dans les anciennes colonies, y investissent et en extorquent les ressources pour accumuler de faramineux profits qui s’évadent dans des paradis fiscaux appropriés. Tout cela se déroule sous le regard bienveillant des élites locales corrompues, avec l’appui des gouvernements du Nord et des Institutions financières internationales (IFI) qui exigent le remboursement de dettes odieuses héritées de la colonisation. Par le levier de la dette et des politiques néocapitalistes imposées qui la conditionnent, les populations spoliées paient encore le crime colonial d’hier et les élites le perpétuent subrepticement aujourd’hui, c’est ce qu’il est convenu d’appeler le néocolonialisme. Pendant ce temps, hormis quelques tardives et bien trop rares reconnaissances des crimes commis, on se hâte d’organiser l’amnésie collective afin d’éviter tout débat sur de possibles réparations. Celles-ci, ouvrant la voie à des réclamations populaires, pourraient engager un devoir de mémoire émancipateur jusqu’à de possibles restitutions financières. Une perspective à étouffer avant qu’elle ne s’embrase ?  Suite...

Jérôme Duval

Comment les élèves palestiniens se préparent aux attaques des colons

Naplouse, Cisjordanie occupée - De loin, le collège de garçons d’Urif ressemble à toutes les autres écoles de Cisjordanie occupée : c’est une construction de ciment avec un drapeau palestinien qui flotte sur le toit.

Cependant, en regardant de plus près, les cailloux sur les appuis de fenêtres et les trous des conduites d’eau de l’école révèlent la violence inique des colons israéliens de la région.

« Notre programme d’études est le même que celui des autres écoles palestiniennes », a expliqué le professeur de sciences Abdel-Hakim Shihada à Al Jazeera. « Mais nous enseignons également aux étudiants comment gérer les attaques des colons israéliens contre l’école, et cela comprend même une formation pratique ».

Dans cette école financée par l’USAID, tous les enseignants sont des secouristes confirmés, et la moitié des quelque 200 étudiants sont capables d’administrer les premiers soins.

En cours de sciences de Abdel-Hakim, les élèves apprennent à fabriquer des masques pour se protéger des gaz lacrymogènes souvent utilisés par les forces d’occupation israéliennes pour empêcher les Palestiniens de s’approcher de colons qui viennent sur les terres de leur village.

La colonie israélienne de Yitzhar a été établie dans la région en 1983 et, comme le reste des colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, elle est considérée comme illégale en vertu du droit international. Les quelque 1300 habitants de Yitzhar ne cessent de perpétrer d’ignobles agressions contre les villages palestiniens voisins.  Suite...

Jaclynn Ashly

 

Publications

CommunisteS n°31

Galeano, autres livres, extraits.

Oulianov

Images

Affiches du collectif

Archives

Suite...

 Communistes

PCF-FI (29/06)

PCE (05/06)

Révolution Russe (29/05)

Résultat Présidentielle (08/05)

Suite...

International

Palestine (06/09)

Occupation (06/09)

Haïti (23/08)

Suite...

Actualité sociale

Suite...

Liens

Faire Vivre le PCF

PCF

Rouge Midi

La Polex

Communiste du Rhône

Réveil Communiste

Communistes d'Arcachon


 

 Pour nous contacter : collectif.pcf17@wanadoo.fr