CommunisteS 

   Lien d'échanges, de communications, édité par des militant(e)s du parti communiste français      

   

 

  

        Ce que nous sommes.....                                                                                                   Dernière mise à jour : 23/11/2017

 

 

Aux abois, les chiens de garde se font gardiens des loups !

 « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et, dans ce clair-obscur, surgissent les monstres. » Antonio GRAMSCI

A entendre les analystes des médias de la place, grands par la fortune de leur propriétaires mais si petits par la pertinence de leur cause, Macron aurait tout gagné sur les syndicats qui n’auraient rien compris aux "réformettes sans envergures" de la loi travail et des ordonnances. Ils exultent de ce que la rue "s’essoufflerait" sous la puissance de l’intelligence de Jupiter. Ils vont jusqu’à se dissimuler dans une chambre d’hôtel, comme des agents de la FBI, avec des "spécialistes" du comptage électronique dont les chiffres se rapprochent, et on s’en douterait, bizarrement de ceux de la police.

 Rappelons-nous qu’un de ces grands analystes devant les Dieux de la propagande avait, toute honte bue, presque éjaculé de satisfaction lorsque des barbares déguisés en révolutionnaires ont lâchement violé et assassiné un putatif "dictateur", au nom des Droits de l’Homme Droits de la mondialisation, pour semer la pagaille, au nom des Droits des Multinationales, dans un pays qui se voulait être le phare de l’Afrique en terme de développement humain. Jamais les vidéo-amateurs de cet assassinat de l’ancien dirigeant de la Libye n’ont ému ces bien-pensants et, libido illimitée s’imposant, ils pensaient faire de même en Syrie, au nom du Droit du gaz qatarien, mais sont tombés sur plus fort qu’eux... Toujours toute honte bue, ces grands analystes décrètent que Daech est en train d’être exterminé par la "communauté internationale" oubliant de définir cette dernière, une clique de quelques États voyous au service de l’oligarchie mondiale, et de rendre à Poutine ce qui appartient à Poutine – ce autre méchant dictateur qui les empêche de mondialiser en rond.

Suite...

Mais puisque l’histoire de l’humanité est jonchée de période de dépression idéologique, il n’y a pas de quoi effondrer la ferme opiniâtreté des résistants même si toute figure de proue de la résistance prend le risque de recevoir la médaille du parfait dictateur ou ami d’un dictateur. Et bien soit ! Dussions-nous nous revendiquer d’une dictature, nous en sommes fiers et chérissons l’étendard de la dictature du prolétariat. Pourquoi ce mot nous ferait-il peur alors que, dès l’origine, il est marxien et n’a jamais signifié la tyrannie mais la puissance du prolétariat sur le patronat ? Pourquoi aurions-nous peur de nous revendiquer de ces grands Hommes qui ont fait l’histoire et défait notre adversaire fondamental qu’est le capitalisme ? Pourquoi faut-il toujours que nous nous divisions sur des pacotilles empoisonnées et semées par les chiens de garde ? Pourquoi diantre devrions-nous nous plier à la crapulerie de ces mêmes chiens de garde qui ne se contentent pas d’être les gardiens du temple néolibéral... ils y gardent les loups qui y nichent.

 Cave canem, ceux qui résistent vous informent qu’ils continuent la lutte quel que soit leur nombre et vos commentaires partisans mais que vous nous présentez pour "objectifs". Quant à votre vieux monde, il se meurt et le nouveau, le nôtre, s’il tarde à apparaitre c’est grâce au clair-obscur entretenu quotidiennement par vos soins jusqu’à en faire surgir les monstres que vous créez pour tétaniser la révolte. Mais le temps vous est compté, vous ne pourrez éternellement ni garder les loups ni entretenir les monstres. Et puisque nos "privilèges" s’imposent à la grande majorité, ils sont bien plus crédibles que les vôtres qui ne s’imposent qu’à un petit nombre ayant la bénédiction des loups. L’intérêt général doit être supérieur à l’intérêt particulier, c’est là toute la noblesse de notre engagement... Vous ne pouvez pas saisir cette noblesse morale et intellectuelle qui nous anime car la différence entre vous et nous est que vous êtes chèrement payés pour endormir et nous, nous militons pour éveiller sans que cela ait de prix... Voilà pourquoi, envieux de notre vigueur morale, vous nous traitez sans ménagement. Dire que certains d’entre vous se prétendaient de notre camp !

 Philippe BELAIR

Lundi 27 novembre 2017

Salle de l'Oratoire

6 bis rue Albert 1er. La Rochelle.

15 h à 18 h : Expositions sur le thème '' solidarité avec les peuples colonisés, opprimés ''

Afrique : Des indépendances à la souveraineté (AFASPA)

Palestine, un peuple dépossédé de sa terre ( AFPS-CNID)

Les Bédouins du Néguev ( UJFP, Amnesty, AFPS)

Des peuples en résistance contre la '' colonisation'' économique , extractiviste, idéologique...( France Amérique Latine)

19 h : Film "Dans les collines au sud d'Hébron, des familles palestiniennes vivent dans des grottes" de François-Xavier Gilles

témoignage de nombreux séjours en Palestine occupée

AFPS 17 – CNID.  cnid.afps.larochelle@orange.fr

Mercredi 29 novembre

Journée Internationale de Solidarité avec le Peuple Palestinien

14h00  place de la caille.

 Venez nous soutenir et manifester votre solidarité avec le peuple  palestinien en signant nos pétitions.

Cette journée a été instituée officiellement par l'ONU en 1977, date anniversaire du vote de la Résolution 181 du 29 novembre 1947 qui garantissait :

Un état arabe et un état juif ( Israël), Jérusalem sous régime international spécial.

Des droits inaliénables pour le peuple palestinien : Autodétermination sans ingérence extérieure Indépendance, Souveraineté nationale, Droit de retourner dans ses foyers et de récupérer ses biens.

Depuis 70 ans, Israël bafoue tous ces droits, se moque du Droit international, et cela en toute impunité !!

Pas d' état palestinien, Colonisation israélienne galopante, Mur illégal ; check-points, Vol des terres et de l'eau, Emprisonnements arbitraires, détentions administratives, prisonniers politiques...

Saccage des ressources ( oliviers coupés, etc...) et asphyxie systématique de l'économie palestinienne, agriculture, pêche, commerce.

Blocus illégal de Gaza, en situation d'urgence humanitaire, véritable prison à ciel ouvert.

Exigeons ensemble qu'au-delà de la célébration annuelle de l'ONU et de belles déclarations, le Droit International soit enfin appliqué par Israël vis à vis du peuple palestinien et que la communauté internationale sorte de son hypocrisie complice !

AFPS 17 – CNID : cnid.afps.larochelle@orange.fr

Pour la doxa, le “tiers-monde” n’existe plus. D’ailleurs on ne parle plus de “pays sous-développés” mais de “pays en développement”, et le “storytelling” à la mode nous assure que ces pays deviendront bientôt des “pays émergents”. L’idéologie postcommuniste pronostiquait la “fin de l’histoire”. Elle promettait des lendemains qui chantent au royaume du libre-échange. Elle annonçait les temps nouveaux de la “mondialisation heureuse”. L’ouverture et la dérégulation des marchés portaient la promesse d’un avenir radieux.

Propagée depuis trois décennies, cette fable libérale subit l’épreuve des faits. Dans son dernier rapport sur “l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition”  l’ONU déclare que 815 millions de personnes ont souffert de malnutrition en 2016, soit 82 millions de plus qu’en 2015. En clair, 11% de la population mondiale crève de faim. Non seulement on a atteint un record absolu (jamais l’humanité n’a connu autant d’affamés), mais la situation se détériore, et pour 2017 les associations s’attendent au pire.

Les inégalités atteignent des sommets vertigineux. Transposé au Moyen-âge, le fossé qui sépare nos hyper-riches des masses paupérisées eût horrifié les plus égoïstes des aristocrates. Mais pour nos libéraux, l’accumulation et la concentration du capital à des niveaux astronomiques sont des signaux positifs. Selon l’association Oxfam, les 1% plus riches possèdent 48% de la richesse mondiale, et les 20% plus riches s’approprient le reste. Aux 80% restants, soit l’écrasante majorité de la population mondiale, il ne reste que des clopinettes.

Ce contraste entre 815 millions d’affamés et une poignée de milliardaires devrait provoquer l’indignation générale. Mais on s’en accommode avec fatalisme comme s’il s’agissait d’une catastrophe naturelle. Jetant un voile pudique sur les causes d’une telle injustice, la doxa occulte délibérément le poids des structures. Entre discours lénifiants et poncifs néolibéraux, les mécanismes qui fondent l’enrichissement des uns sur l’appauvrissement des autres sont sortis des écrans-radars. Par conformisme idéologique, la bureaucratie onusienne tord l’interprétation des faits.

Elle omet de dire, par exemple, que la dégradation de la situation alimentaire s’explique largement par le recul de l’agriculture paysanne au profit de l’agro-business. Sous l’impulsion des multinationales de l’agroalimentaire, on transforme des millions d’hectares de polyculture-élevage en zones franches défiscalisées où sont implantées des monocultures d’exportation. Cette politique met les petits cultivateurs à la merci des fluctuations des marchés internationaux. Prise en otage par la mondialisation, l’agriculture vivrière régresse et la production locale décline.

Pour l’ONU, le réchauffement climatique et les guerres en tout genre sont les principaux responsables de la malnutrition. Mais cette imputation de la misère humaine à des causes accidentelles a pour effet de minimiser les causes structurelles. Les mécanismes de l’exploitation capitaliste sont lavés de tout soupçon, et le message implicite est que les multinationales n’y sont pour rien. L’incrimination du réchauffement climatique, en revanche, étend la responsabilité de la misère au citoyen-lambda. Le salarié qui prend sa voiture pour aller au boulot n’est-il pas aussi coupable que Monsanto ?

Ce n’est pas à cause du réchauffement climatique que des milliers d’enfants sont contraints de travailler dans les plantations de cacao en Côte-d’Ivoire. L’asservissement de ce petit pays aux multinationales du chocolat en est directement responsable. Sa spécialisation dans cette monoculture d’exportation depuis l’époque coloniale en a fait un appendice précaire des économies développées. Soumise aux fluctuations du marché et aux opérations spéculatives, la Côte d’Ivoire s’appauvrit pour enrichir des actionnaires, sans compter l’effet désastreux des cures d’austérité imposées par les institutions internationales.

Pays d’une extrême pauvreté, le Mali est en proie à l’instabilité politique et fait face à une rébellion sur laquelle s’est greffé le terrorisme. Mais le pillage de ses richesses minières par la France n’est pas étranger à ce chaos sécuritaire. La rébellion touareg est repartie de plus belle lorsque Areva a signé avec le Niger un accord pour l’exploitation des gisements d’uranium faisant bon marché des populations nomades. Simple coïncidence ? Les pays du Sahel sont les plus pauvres du monde et les troupes françaises y sont plus présentes que jamais

Avec son hypocrisie coutumière, l’ONU oublie de dire que la famine règne dans les pays où l’Occident s’est évertué à semer le chaos. Au Sud-Soudan, il a favorisé une sécession catastrophique. En Somalie, il a déployé ses troupes et favorisé l’éclatement du pays. En Syrie, il a attisé les feux d’une guerre interminable. En Libye, il a détruit un Etat souverain et livré le pays aux milices. Au Yémen, il fournit les armes avec lesquelles Riyad massacre les populations civiles. L’ONU a raison de dire que les guerres ont détérioré la situation alimentaire. Il fallait seulement préciser que ces guerres sont des guerres impérialistes.

Bruno GUIGUE

 

Publications

CommunisteS n°31

Galeano, autres livres, extraits.

Oulianov

Images

Affiches du collectif

Archives

Suite...

 Communistes

Octobre 1917 (4/11)

Suite...

International

Catalogne (13/10)

Suite...

Actualité sociale

Suite...

Liens

Faire Vivre le PCF

PCF

Rouge Midi

La Polex

Communiste du Rhône

Réveil Communiste

Communistes d'Arcachon


 

 Pour nous contacter : collectif.pcf17@wanadoo.fr